Déferlantes de 9 à 14 mètres dans le Golfe de Gascogne
12h : L'Erika prend 15° de gîte côté droit.
13h 30 : Tentative de reprise en main de la situation ; réduction de la vitesse et vidage d'un ballast côté droit.
14h 08 : Appel de détresse reçu simultanément par le CROSS d'Etel et les Garde-côtes britanniques.
14h 18 : Le capitaine prend l'initiative de changer de direction (vers Brest) sans en avertir les autorités. Les premiers flots de pétrole s'échappent de la coque.
14h 30 : Les premières fissures apparaissent dans la structure du pont du navire. Le ballast précédemment vidé se remplit de fuel, ce qui traduit la rupture d'un cloison nécessaire à la structure du bateau.
14h 34 : Le capitaine envoie un télex au CROSS d'Etel précisant qu'il n'a pas besoin d'aide et un autre à PANSHIP mentionnant les graves fissures constatées dans la structure. Il signale à un navire militaire britannique les avaries subies. L'attaché naval en poste à Paris est informé de la situation.
14h 48 : Le CROSS d'Etel informe le COM de Brest qu'un pétrolier de 20 000 tonnes est en détresse.
14h 53 - 15 h 10 : Le capitaine refuse coup sur coup les offres d'assistance du CROSS et du Fort James, le bateau militaire britannique qui croise sur zone.
15h 16 : Le capitaine annule son SOS passé à 14 h 08 et le passe à un stade d'alerte inférieur (PAN)
05 h : Voie d'eau déclarée, les tôles s'arrachent en grand nombre. Le flux de pétrole est maintenant permanent et soutenu.
06 h : Message de détresse avec demande de secours immédiat. Le COM de Brest ordonne à ses hélicoptères et au remorqueur de haute mer stationné à Brest d'appareiller immédiatement sur zone.
07 h 35 : Début de l'hélitreuillage des membres d'équipage.
08 h 38 : L'Erika se brise en deux. À ce moment, on estime que 7 à 10 000 tonnes de pétrole se sont déjà déversées en mer.
09h 40 : Les derniers membres d'équipage qui ont déjà évacué le navire à bord des chaloupes de sauvetage sont hélitreuillés.
10h 45 : Le Préfet maritime de Brest évoque pour la première fois le problème de la pollution.
12 h : Début de la tentative de remorquage par l'Abeille Flandres. Les nappes de pétrole commencent à se fractionner.
18 h : Mise en œuvre du plan POLMAR mer.
Dans la nuit, l'avant du bateau sombre. L'arrière est pris en remorque, mais sombre également le 13 décembre à 15 heures.
Les deux segments de l'épave reposent par 120 mètres de fond, à environ 10 km l'un de l'autre.
POLMAR : Plan de déploiement des moyens maritimes et aériens de lutte contre les pollutions.